Dimanche 27 septembre 2009
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22:17
Voilà ce que j'ai découvert ce matin ... le slam du Téléthon 2009. Et ô surprise, mes enfants. 3 fois. Cela fait toujours bizarre.
Plusieurs fois, nous avons "utilisé" l'image de notre famille, et notamment celle de Paul, pour faire passer un message. Ce fut à chaque fois une décision mûrement réfléchie. Oui, nous voulons
dire les choses, informer, lutter, mais sans que Paul devient un instrument de ce combat. C'est toujours un peu difficile de trouver le juste milieu.
C'est par contre toujours la même impression : la fierté de voir son p'tit bout de chou, souriant, porteur d'un message et en même temps, l'envie de ne pas être là car c'est la confirmation que
la maladie est rentrée dans notre maison ...
Par Sandrinerik
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Jeudi 17 septembre 2009
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21:26
Voilà près de six mois que je n'ai pas écrit sur mon blog. Il faut dire que je n'ai pas encore acquis le réflexe de me livrer ou de
faire découvrir mon quotidien avec facilité. Il faut dire également que depuis le mois de mars, Paul n'a pas été malade. Quelques toux matinales en avril liées aux pollens puis dès juillet, une
santé de fer. Quel bonheur !
Du coup, on a désappris. Oubliés les réflexes en cas de début d'encombrement, de nez bouché ou de gorge irritée. Depuis deux jours, Paul a un rhume carabiné. Et j'ai été obligée d'appeler sa
pédiatre en lui disant : "je ne me rappelle plus ... on donne quoi dans ce cas là ?" !!!! Quelques hésitations plus tard, la mécanique s'est mise en route et j'ai retrouvé les gestes qui changent
tout : kiné respi spéciale maman, bipap, alpha 200, cough assist. Et la séance de ce matin a été plutôt réussie. Courte, efficace.
Mais, bien entendu, avec les réflexes, réapparait également ce sentiment si présent de fragilité, d'épée de Damoclés puisque une simple toux peut rapidement évoluer vers un bel encombrement
... Rien n'est jamais acquis. Toujours un doute.
Mais cela n'entame pas mon moral ni celui d'Erik. Nous avons bien conscience que Paul résiste mieux. Nous avons également l'exemple d'autres enfants, que Paul cotoie à l'école, dont la
maladie est bien plus handicapante et qui lutte jour après jour contre l'exclusion et la douleur. Et finalement, nous nous disons qu'il serait pour nous incorrect de nous plaindre.
Tiens, France 2, via notre chère Pascale Husson de l'AFM, m'a contactée la semaine dernière. Dans le cadre du Téléthon
bien sur et non pour enregistrer mon inscription à Miss France 2010 ! La journaliste que j'ai eue en ligne m'a indiqué qu'elle souhaitait faire un reportage sur ce que m'apporte le groupe de
discussion sur lequel sur je suis inscrite. Elle a d'ailleurs également contactée Christine, Christelle et Marjorie et aimerait que toutes les quatre nous ayions un temps de rencontre et
d'échanges de visu. Nouvelle implication donc au profit du Téléthon. Cela va devenir une habitude voire une addiction ! Même si l'idée de se livrer encore un peu plus n'est pas toujours évidente
à gérer. Suite au prochain épisode donc ...
Par Sandrinerik
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Mardi 14 avril 2009
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2009
22:16
C'est un coup de téléphone de l'une d'entre elles qui me donne ce soir l'envie de parler d'elles
... Je ne citerai pas leur prénom de peur d'en oublier une.
Elles, je les ai rencontrées dès juin 2004, lorsque le diagnostic de l'ASI est tombé, comme un couperet, une guillotine. Lorsque le sol s'est effondré sous nos pieds, que le ciel s'est assombri,
que l'avenir s'est obscuri. Lorsque le rêve d'une vie normale s'est évanoui, définitivement.
Après une semaine d'errance, la volonté de se battre a été plus forte. Nous avons alors cherché. Des informations médicales, surtout. Puis, des témoignages, des contacts, des personnes qui
avaient traversé la même épreuve que nous.
Il me semble à présent qu'elles étaient là, derrière leur écran, à nous attendre, prêtes à tout donner pour nous épauler et nous tenir la main. Petit à petit, les liens se sont noués.
Naturellement. Avec certaines, cela a été comme une évidence. Qui pouvait mieux nous comprendre ? Il est difficile d'expliquer combien il est simple de parler avec elles. Tout est compris.
Tout est entendu. Elles savent partager les bons et les mauvais moments. Et J'ai parfois l'impression de les avoir peut-être finalement toujours connues.
Il y a la famille, les amis proches (ceux qui sont restés) et puis elles. Et je ne peux que les remercier de tout ce qu'elles ont pu m'apporter et je les assure de ma plus
profonde amitié.
Par Sandrinerik
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Dimanche 12 avril 2009
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2009
23:09
Lors d'une de nos premières visites à Garches, le Professeur qui nous a reçus, nous a confirmés l'importance de bien ventiler Paul
durant son sommeil. Ainsi, depuis ses 2 ans et demi, Paul dort avec sa Ventilation Non Invasive (VNI) que nous appelons plus simplement "la machine". Il la supporte toute la nuit, ce qui est
plutôt un exploit pour les enfants de son âge. Seules les fuites du masque pertubent quelques fois son sommeil.
Puisque Paul ne tousse quasiment plus, la surprise de ce soir a été de lui proposer de dormir sans sa VNI. Ce qu'il a accepté avec plaisir bien entendu.
Le voilà donc couché vers 21h00, tranquille, avec ses doudous et ses bouches-oreilles (de vieux tee-shirts d'Erik que Paul souhaite avoir contre ses oreilles car il est encore très craintif
vis-à-vis de certains bruits) ...
A l'heure où j'écris ces quelques lignes, il ne dort toujours pas ... sans le bruit de sa VNI, Paul entend tous les bruits de la maison et il est angoissé. Je viens donc de lui remettre à son
grand soulagement.
Ceux qui ne connaissent pas cet appareil n'imaginent pas pouvoir s'endormir avec. Eh bien, chez mon fils de 6 ans, cette boite grise et bleue qui souffle de l'air et ce masque qui lui couvre
la moitié du visage le rassurent et l'aident à trouver, sereinement, le sommeil ...
Je ne pensais vraiment pas que "la machine" faisait tellement partie de lui et qu'elle comptait tant dans son endormissement. Je suis un peu sidérée. Et toujours étonnée de la facilité avec
laquelle Paul a su accepter la plupart de ses appareillages. Peut-être tout simplement parce que nous, parents, nous les acceptons également.
Ma soirée tranquille commence donc à 23h27 ;-)
Par Sandrinerik
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Jeudi 9 avril 2009
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2009
10:15
Chariot ou le poids des mots ...
Définition usuelle de "Chariot" : Voiture à quatre roues, avec des ridelles, ou formée d'une caisse, utilisée dans les travaux agricoles ...
Bref, pour moi, un chariot, c'est tiré par des chevaux, des vaches et ça rappelle plutôt La Petite Maison dans la Prairie.
Pourtant, récemment, et à plusieurs reprises, des personnes, que l'on pourrait qualifier d'instruites, ont parlé du fauteuil de Paul en utilisant le terme "chariot". Ce vocabulaire décalé me tord
les tripes à chaque fois. Son fauteuil n'est pas une coquille vide, dans laquelle est posé mon fils qui se laisse porter, tirer, etc ... Non. Paul utilise seul son fauteuil depuis ses 3 ans. Il
est capable de se déplacer aisément dans n'importe quel environnement, intérieur ou extérieur. Il sait se mettre en lift, s'allonger, changer sa vitesse, allumer la télé, changer de chaine,
monter/baisser le son, etc ... Le fauteuil de Paul remplace ses jambes et ses bras. Il est le prolongement de lui-même, petit bonhomme de 6 ans.
Alors, Messieurs Mesdames, faites attention aux mots. Ils peuvent être blessants, tout comme les regards.
La prochaine fois, c'est juré, je leur rentre dedans ;-)
Par Sandrinerik
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